- Le VS (ex-VSME) est un standard 100 % volontaire conçu par l'EFRAG pour les entreprises de 1 000 salariés ou moins. Il est en vigueur sous forme de règlement délégué européen depuis le 24 septembre 2026, sans obligation légale de l'utiliser.
- Son module Basic compte une quarantaine de données (datapoints), réparties en 11 blocs (B1 à B11), un socle bien plus léger que la CSRD et sans audit obligatoire.
- En France, il permet aux PME fournisseurs de grands groupes de répondre à un questionnaire ESG unique plutôt qu'à des demandes multiples et hétérogènes.
- Un premier reporting VSME peut être produit en quelques jours avec un outil comme Ditto, à partir des données déjà disponibles en interne.
Comprendre le VSME : un standard volontaire pour les PME françaises
Le VSME (Voluntary Sustainability Reporting Standard for SMEs) est un référentiel européen conçu par l'EFRAG. Il vise à aider les entreprises de 1 000 salariés ou moins à structurer leur reporting en matière d'environnement, de social et de gouvernance. Contrairement à la CSRD, il s'agit d'un cadre entièrement volontaire, conçu pour être proportionné aux ressources et capacités d'entreprises de taille petite ou moyenne.
Depuis le 24 septembre 2026, le standard est inscrit dans le règlement délégué (UE) 2026/1560 sous le nom de VS. Ce règlement délégué remplace la recommandation de la Commission du 30 juillet 2025. Notre article sur ce qui change avec le VS liste les évolutions.
Le VSME repose sur une quarantaine de données réparties en 11 blocs (B1 à B11) dans son module Basic, couvrant les principaux enjeux ESG. Il peut être étendu à un module Comprehensive (9 blocs, C1 à C9) pour les entreprises prêtes à approfondir leur démarche.
Un cadre volontaire mais stratégique dès 2026
Le VSME demeure volontaire en 2026. Aucune obligation légale n'impose son adoption aux entreprises non soumises à la CSRD, même si le règlement délégué qui l'établit est en vigueur depuis le 24 septembre 2026. Il est ouvert aux entreprises de 1 000 salariés ou moins, sans taille minimale. Les entreprises de 10 salariés ou moins peuvent laisser de côté les données environnementales les plus complexes, comme l'explique notre article sur les données facultatives pour les TPE.
Toutefois, la pression indirecte se renforce : les grandes entreprises assujetties à la CSRD doivent collecter des données ESG auprès de leurs fournisseurs et partenaires. Ainsi, une PME adoptant le VSME dispose d'une langue commune pour répondre à ces demandes et maintenir sa place dans la chaîne de valeur. Pour les exercices ouverts à partir du 1er janvier 2027, un client soumis à la CSRD ne peut pas exiger d'un fournisseur de 1 000 salariés ou moins des informations au-delà de l'annexe II du VS. Le fournisseur peut refuser les questions qui dépassent ce plafond chaîne de valeur, et le client doit les signaler.
Cette approche volontaire mais structurée offre aussi un avantage pour les PME à la recherche de financements responsables ou d'investisseurs sensibles aux critères ESG.
VSME, CSRD, ESRS : quelles différences de portée ?
Le VSME s'inscrit dans un écosystème plus large qui comprend la CSRD, directive européenne imposant un reporting de durabilité aux grandes sociétés, les ESRS qui en détaillent le contenu technique, et le VSME, référentiel volontaire destiné aux entreprises de 1 000 salariés ou moins non soumises à la CSRD. Notre article sur les différences entre VSME et CSRD détaille les cas d'usage pour chaque profil d'entreprise.
| Élément comparé | CSRD / ESRS | VSME |
|---|---|---|
| Statut | Obligatoire | Volontaire |
| Périmètre | Plus de 1 000 salariés et plus de 450 M€ de chiffre d'affaires net | 1 000 salariés ou moins, hors CSRD |
| Volume de données | Plusieurs centaines de points (données obligatoires réduites de plus de 60 % par les ESRS révisées) | Une quarantaine de points (module de base) |
| Audit externe | Obligatoire | Optionnel |
| Double matérialité | Requise | Recommandée |
| Objectif | Conformité réglementaire | Structuration et crédibilité |
Cette complémentarité explique pourquoi le VSME est de plus en plus utilisé : il répond dès aujourd'hui aux exigences d'information des clients et investisseurs, et il fixe la limite de ce que les clients soumis à la CSRD peuvent exiger de leurs plus petits fournisseurs.
Double matérialité et enjeux CSRD
Comprendre la logique de double matérialité pour anticiper les exigences de vos donneurs d'ordre et structurer votre démarche ESG en conséquence.
La double matérialité, un levier stratégique plutôt qu'une contrainte
Même si elle n'est pas obligatoire dans le cadre du VSME, la double matérialité constitue un outil clé pour construire une démarche ESG cohérente.
Elle consiste à analyser :
- L'impact externe de l'entreprise sur les enjeux ESG (pollution, emploi, gouvernance).
- L'impact interne des enjeux ESG sur la performance économique (risques, opportunités, résilience).
Cette approche structure vos priorités et guide vos indicateurs. Une PME peut débuter sans cette étape, puis l'intégrer lors d'une mise à jour de son reporting.
Indicateurs, outils et accompagnement
Le module Basic du VSME requiert une quarantaine de données (datapoints), réparties en 11 blocs (B1 à B11). L'EFRAG met à disposition un template Excel pour structurer la collecte et la présentation des données, et le format XBRL est recommandé pour standardiser les échanges avec les investisseurs.
Des plateformes spécialisées comme Ditto permettent d'automatiser la collecte, pré-remplir certaines données (issues d'EcoVadis, par exemple) et générer un rapport conforme. L'assistance humaine complète ces outils pour définir les politiques et objectifs les plus pertinents.
L'absence d'audit obligatoire ne dispense pas d'une rigueur interne : les preuves doivent être traçables (factures, registres RH, documents de politique ESG).
100 indicateurs ESG à connaître
Méthodologie, indicateurs clés et bonnes pratiques pour structurer votre reporting ESG, applicable au VSME, à l'EcoVadis et à la CSRD.
Spécificités françaises et opportunités à saisir
En France, les PME constituent le cœur de la chaîne de valeur des grands groupes soumis à la CSRD. L'adoption du VSME leur permet de remplacer plusieurs questionnaires clients par un document unique et reconnu, et de valoriser leur engagement RSE à l'international.
Les bénéfices observés incluent :
- Gain de crédibilité commerciale et financière.
- Accès renforcé aux appels d'offres.
- Amélioration du pilotage interne des impacts ESG.
Le VSME devient ainsi un atout concurrentiel et non une charge administrative. En s'appuyant sur des outils numériques adaptés comme Ditto, une PME française peut produire un premier rapport VSME en quelques jours à partir de données existantes.
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FAQ
Le VSME est-il obligatoire pour les PME françaises en 2026 ?
Pourquoi une PME française aurait-elle intérêt à publier un rapport VSME ?
Quels indicateurs couvre le module Basic du VSME ?
Le VSME nécessite-t-il un audit externe ?
Combien de temps faut-il pour produire un premier rapport VSME ?
VSME en France : ce qu’il faut retenir
| Élément clé | Détails pratiques |
|---|---|
| Statut en 2026 | 100 % volontaire, inscrit dans le règlement délégué (UE) 2026/1560 depuis le 24 septembre 2026 |
| Objectif | Cadre simplifié pour structurer et communiquer sur les pratiques ESG |
| Bénéficiaires | Entreprises de 1 000 salariés ou moins : fournisseurs de grands groupes, entreprises en croissance ou exportatrices |
| Différences vs CSRD/ESRS | Allégement des exigences, pas d'audit obligatoire, reporting proportionné |
| Avantages majeurs | Réponse structurée aux clients CSRD, accès facilité au financement, meilleure transparence |
| Moyens d'action | Template EFRAG ou plateforme ESG comme Ditto, accompagnement méthodologique |
| Prochaine étape | Réaliser un premier diagnostic de matérialité et produire un reporting VSME de base |

