- La CSRD concerne les grandes entreprises et les ETI significatives ; environ 1 000 entreprises après Omnibus I.
- Même hors scope, les ETI sont sollicitées par leurs clients grands comptes pour des données ESG de chaîne de valeur.
- Exigences : normes ESRS, double matérialité, audit externe, intégration au rapport de gestion.
- Levier stratégique : meilleur accès au financement, résilience et anticipation via le standard VSME.
La CSRD et sa portée pour les ETI
La CSRD rend obligatoire la publication de rapports de durabilité pour certaines entreprises, dont les grandes entreprises et les ETI significatives. Elle remplace et élargit la NFRD pour assurer une transparence homogène dans l'UE. Voir le détail de qui est concerné.
Elle fixe précisément qui doit rapporter, quand et comment : audit externe obligatoire, intégration du rapport extra-financier au rapport de gestion, et principe de double matérialité.
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Pourquoi la CSRD est déterminante pour les ETI
Les ETI jouent un rôle clé dans la chaîne de valeur des grandes entreprises couvertes par la CSRD. Même lorsqu'elles ne sont pas directement soumises, elles sont indirectement sollicitées : leurs clients grands comptes exigent des données ESG traçables pour répondre à leurs propres obligations. Pour ces entreprises, la CSRD devient un levier stratégique : meilleur accès au financement, résilience renforcée, et préparation structurelle via des référentiels comme la VSME.
Périmètre et critères d'éligibilité
Le champ d'application concerne environ 1 000 entreprises européennes, essentiellement des grandes entreprises et ETI cotées, selon les seuils de la directive comptable 2013/34/UE (bilan, chiffre d'affaires net, effectif moyen). Les PME non cotées ne sont pas encore soumises mais restent exposées via les mécanismes de reporting amont-aval. Les entités mères peuvent devoir consolider les données ESG de leurs filiales.
Les exigences de reporting : ESRS et double matérialité
La CSRD impose les normes ESRS, qui encadrent contenus, indicateurs et formats sur 12 thématiques réparties en trois piliers ESG (environnement, social, gouvernance). Le principe de double matérialité est la colonne vertébrale : croiser les impacts causés et subis pour identifier les sujets matériels à divulguer.
Préparer la conformité : gouvernance, données et contrôles
La transition nécessite une structuration robuste : une gouvernance transversale (finance, juridique, opérations) ; une collecte de données ESG centralisée avec des cycles de mesure réguliers ; des contrôles internes documentés (ex. GHG Protocol) ; et une plateforme unique pour consolider politiques, preuves et plans d'amélioration dans la durée.
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Défis et bonnes pratiques pour les ETI
Les principaux obstacles : charge administrative, qualité des données fournisseurs et compréhension de la double matérialité. Les stratégies efficaces : cartographier les risques et dépendances de la chaîne de valeur, digitaliser la collecte et la validation interne, s'aligner progressivement sur la VSME, et former les équipes à la terminologie ESRS.
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CSRD et ETI : ce qu'il faut retenir
| Élément clé | Explication synthétique |
|---|---|
| Objectif | Uniformiser le reporting extra-financier en Europe sur la base des ESRS |
| Entreprises concernées | Grandes entreprises et ETI significatives, extension indirecte aux fournisseurs PME |
| Double matérialité | Combine impacts environnementaux/sociaux et risques financiers |
| Obligations principales | Reporting au rapport de gestion, audit externe, traçabilité des données |
| Bénéfices pour les ETI | Financement facilité, crédibilité, anticipation réglementaire |

