- Les critères CSRD définissent qui est assujetti (seuils) et ce qui doit être publié (contenu ESRS).
- Assujettissement : dépasser au moins 2 des 3 seuils (bilan, CA net, effectif) de la directive 2013/34/UE.
- Contenu : 12 normes ESRS (E, S, G) et une analyse de double matérialité.
- Audit externe obligatoire ; les PME peuvent s'appuyer sur le standard volontaire VSME.
Comprendre les critères de la CSRD
La CSRD est la directive européenne qui encadre le reporting de durabilité. Elle harmonise les informations ESG publiées en Europe avec une rigueur inédite : intégration au rapport de gestion, certification externe obligatoire et méthodologie de double matérialité. Pour le panorama complet, voir la directive CSRD.
Les critères d'assujettissement à la CSRD
Le périmètre est défini selon trois seuils de la directive comptable européenne 2013/34/UE : total de bilan, chiffre d'affaires net et nombre moyen de salariés. Une entreprise est soumise si elle dépasse au moins deux de ces trois seuils. Les filiales d'un groupe concerné peuvent l'être par consolidation. Voir qui est concerné par la CSRD.
Les petites entreprises restent hors du champ obligatoire, mais peuvent s'inspirer du cadre volontaire VSME, aligné sur la logique CSRD/ESRS mais allégé.
Double matérialité CSRD : contexte et parties prenantes
Un outil pratique pour réussir les premières étapes de votre analyse de double matérialité
Les critères de contenu : les normes ESRS
Les normes ESRS définissent le contenu précis du rapport de durabilité, sur 12 thématiques en trois piliers :
- Environnement (E) : climat (ESRS E1), pollution (E2), eau (E3), biodiversité (E4), ressources (E5). Indicateurs : émissions de GES (Scopes 1 à 3), plans de transition.
- Social (S) : conditions de travail, droits humains, diversité, santé-sécurité, formation.
- Gouvernance (G) : politiques éthiques, structure de supervision, gestion des risques, anti-corruption.
La double matérialité : le critère central
La CSRD impose une analyse de double matérialité : la matérialité d'impact (comment l'entreprise affecte la société et l'environnement) et la matérialité financière (comment les enjeux de durabilité influencent la performance économique). Cette évaluation structurée rend les rapports plus pertinents et comparables au niveau européen.
Assurance et fiabilité des données
Chaque rapport CSRD doit être audité par un tiers indépendant. Cela exige des procédures internes solides de collecte et de vérification, des données traçables et documentées, et la conservation des preuves et méthodologies (ex. protocoles GHG). Les entreprises doivent organiser leur gouvernance de durabilité et formaliser un processus de validation proche de celui des états financiers, alimentant le reporting extra-financier.
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Se préparer à la conformité CSRD
La préparation repose sur quatre leviers : une gouvernance claire, une collecte de données régulière alignée sur les ESRS, des contrôles internes robustes, et l'audit readiness via des autoévaluations pilotes. Une plateforme ESG unifiée garde les indicateurs cohérents et simplifie les mises à jour annuelles et les demandes d'autres cadres (EcoVadis, CDP, ESRS).
Critères CSRD : ce qu'il faut retenir
| Élément clé | Description synthétique | Objectif pour l'entreprise |
|---|---|---|
| Champ d'application | Grandes entreprises et ETI au-dessus des seuils UE (2 sur 3) | Identifier si l'entreprise est soumise |
| Normes ESRS | 12 standards ESG détaillés (E, S, G) | Structurer le reporting de durabilité |
| Double matérialité | Impact ↔ finances | Prioriser les thèmes matériels |
| Audit externe | Vérification par un tiers indépendant | Garantir fiabilité et comparabilité |
| VSME | Version allégée pour les PME | Aider les fournisseurs à répondre aux clients |

