Qu’est-ce que le reporting CDP ?
Le CDP (Carbon Disclosure Project) est une initiative internationale de reporting environnemental qui invite les entreprises à publier des informations sur les enjeux environnementaux. Créé en 2000, il évalue la gestion du changement climatique, de l’eau, de la déforestation et intègre progressivement des thématiques émergentes comme les déchets plastiques et la biodiversité.
Chaque année, les entreprises remplissent un questionnaire standardisé qui couvre notamment les émissions de gaz à effet de serre, la gouvernance environnementale, les politiques internes, et l’évaluation des risques climatiques.
Pourquoi structurer son reporting CDP ?
Un reporting CDP bien construit sert plusieurs objectifs stratégiques :
- Anticiper la réglementation : la méthodologie CDP est largement cohérente et convergente avec les exigences de la CSRD, notamment sur le climat (ESRS E1).
- Renforcer la crédibilité : un bon score CDP (de A à B) démontre la maîtrise des enjeux environnementaux et favorise la confiance des investisseurs.
- Engager les équipes : la structuration du reporting améliore la coordination entre les directions RSE, opérations et financières.
- Accélérer la transformation écologique : la collecte et l’analyse des données environnementales orientent les priorités d’action et d’investissement.
Les étapes clés d’un reporting environnemental CDP réussi
1. Définir le périmètre et les priorités
Chaque entreprise doit déterminer les thématiques pertinentes (climat, eau, forêts) selon son secteur et ses ambitions. Chaque questionnaire est adapté au secteur de l'entreprise, et donc à ses priorités. Les secteurs à fort impact, comme l’énergie ou les transports, doivent compléter des modules spécifiques.
Un état des lieux des impacts, risques et opportunités environnementaux (IRO) constitue la base du reporting. Cette première étape permet de cadrer la stratégie climat et d’organiser les ressources nécessaires à la collecte de données.
2. Collecter et fiabiliser les données
Le cœur du reporting CDP repose sur la collecte précise et vérifiable des données environnementales. Cela inclut :
- Les émissions de gaz à effet de serre (Scopes 1, 2 et 3) selon le GHG Protocol ;
- La consommation d’eau et sa gestion dans les zones à stress hydrique ;
- Les impacts liés à la chaîne d’approvisionnement (notamment les fournisseurs stratégiques) ;
- Les politiques d’évitement de la déforestation et de gestion des déchets.
Les données doivent provenir de sources internes fiables et être consolidées via un système de contrôle qualité. Les outils de suivi ESG facilitent cette tâche en centralisant les indicateurs et les documents justificatifs.
3. Mobiliser et coordonner les équipes internes
Le reporting CDP exige une gouvernance interdisciplinaire :
- Direction générale et financière pour la validation stratégique,
- Équipe environnement pour la collecte de données,
- Responsables opérationnels et achats pour la contribution chaîne de valeur,
- Spécialistes ESG pour la cohérence méthodologique.
Une réunion de lancement et une boucle de validation interne garantissent la cohérence des réponses et la conformité des données soumises.
4. Utiliser les bons outils et processus
L’entreprise soumet ses réponses via le portail CDP en ligne, en anglais, espagnol, portugais, chinois (le français n’étant pas accepté pour la notation).
La mise en place d’un système intégré de reporting ESG facilite la consolidation des informations, la traçabilité et la réutilisation des données pour d’autres référentiels (ISO, EcoVadis, CSRD).
5. Respecter les délais et structurer le calendrier
Pour 2025, la plateforme CDP ouvrira autour du 16 juin et la date limite de soumission pour la notation est fixée le 14 septembre.
Établir un rétroplanning précis dès le printemps est une bonne pratique :
- mars–avril : cadrage du périmètre et collecte initiale ;
- mai–juin : rédaction et validation interne ;
- juillet–août : relecture et contrôles qualité ;
- début septembre : soumission avant la date limite.
6. Comprendre et utiliser la notation CDP
CDP attribue des notes de A à D selon quatre niveaux de maturité :
- D : divulgation (transparence sur les données)
- C : analyses des impacts, risques et opportunités environnementaux aux risques et impacts
- B : management (stratégie et plan d’action)
- A : leadership (meilleures pratiques et intégration stratégique)
Une entreprise n’atteint un niveau que si elle satisfait pleinement les critères du précédent.
Les résultats servent de base à un benchmark environnemental, pour situer sa performance face aux pairs et identifier les priorités de progrès.
7. Exploiter les résultats pour progresser
Analyser le score obtenu permet de repérer les axes d’amélioration et de piloter un plan d’action continu :
- Comblage des écarts identifiés par le CDP ;
- Mise à jour des politiques et des objectifs environnementaux ;
- Intégration du reporting CDP dans la stratégie RSE globale.
Les résultats CDP peuvent être publics, renforçant la transparence et la crédibilité auprès des investisseurs et clients.
CDP reporting – Ce qu’il faut retenir
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