Qu’est-ce que le CDP et comment peut-il servir de benchmark ?
Le CDP (Carbon Disclosure Project) évalue les entreprises sur la base de leur performance environnementale, à partir d’un questionnaire standardisé couvrant le climat, l’eau, la déforestation et, plus récemment, la biodiversité. Les scores vont de A (leadership) à F (non-réponse).
Comparer son score CDP à celui de ses pairs permet d’identifier précisément sa position sur l’échelle de maturité climatique. Ce benchmark aide les dirigeants à comprendre où se situent leurs efforts face à la concurrence et quelles thématiques restent à renforcer (gouvernance, reporting, stratégie carbone…).
Cependant, le CDP ne fournit pas d’analyse détaillée expliquant la note obtenue. L’interprétation complète du score peut donc s’avérer complexe. La note globale – ainsi que les notes par niveau ou par catégorie – constituent néanmoins un point de repère pertinent pour se comparer au marché et piloter sa progression.
Comprendre le fonctionnement du score CDP
Le score CDP résulte d’une évaluation des réponses par des partenaires agréés du CDP selon quatre niveaux de progression :
- D – Disclosure : transparence sur les sujets environnementaux
- C – Awareness : connaissance des risques et opportunités
- B – Management : intégration d’actions et de politiques
- A – Leadership : adoption des meilleures pratiques
L’entreprise ne peut atteindre un niveau supérieur sans remplir certains critères : au moins 80% du niveau précédent et un certain nombre de questions obligatoires, appelées les "essential criteria". Ce mécanisme progressif rend le score très utile pour mesurer la maturité ESG relative d’une organisation. Les calculs reposent sur un pourcentage de points obtenus, puis pondérés selon le poids de chaque question.
Comment définir un benchmark CDP pertinent
Un benchmark CDP efficace repose sur un périmètre de comparaison clair. Plusieurs axes de segmentation sont possibles :
- Secteur d’activité : la base la plus pertinente, car les questions CDP diffèrent selon le CDP-ACS (système de classification par activité).
- Taille d’entreprise : PME, ETI ou grande entreprise n’ont pas les mêmes ressources ni responsabilités d’émissions, ni le même questionnaire.
- Zone géographique : utile pour évaluer les différences réglementaires ou climatiques régionales.
Définir correctement ce périmètre conditionne la fiabilité du benchmark et l’interprétation des écarts.
Interpréter les écarts de score avec ses concurrents
Un écart de score révèle bien plus qu’une note : il met en lumière l’écart de maturité environnementale.
- Écart entre D et C : la transparence existe, mais la compréhension des risques est encore incomplète.
- Écart entre C et B : souvent lié à l’absence de plan d’action structuré ou de politique de suivi des indicateurs.
- Écart entre B et A : correspond à la mise en œuvre incomplète des meilleures pratiques internationales (scénarios de transition, objectifs validés SBTi, gouvernance intégrée).
L’analyse fine du score, catégorie par catégorie, permet de cibler les opportunités d’amélioration prioritaire : gouvernance, reporting, gestion carbone, chaîne fournisseurs.
Outiller la comparaison : données et plateformes disponibles
Les scores publiés par le CDP (A à D) constituent la référence primaire. Les entreprises peuvent aussi exploiter :
- Les bases de données CDP publiques, qui listent les scores par secteur et zone.
- Les plateformes de benchmark ESG intégrant les données CDP pour des analyses croisées (par exemple avec EcoVadis).
- Les logiciels internes ou SaaS permettant de centraliser les politiques, preuves et KPI environnementaux pour visualiser les performances dans le temps.
L’approche la plus performante consiste à combiner données CDP et métriques internes (émissions GES, consommation d’eau, politiques d’achats responsables) afin de créer un tableau de bord comparatif dynamique.
De la comparaison à l’action : définir un plan de progrès CDP
Le benchmark CDP est avant tout un levier de pilotage stratégique. Les résultats doivent servir à bâtir un plan d’action ESG concret :
- Analyser les résultats et commentaires CDP.
- Identifier les lacunes critiques sur la collecte ou la vérification des données.
- Intégrer les priorités dans la stratégie climat, avec des objectifs quantifiés (ex. : réduction d’émissions conforme au GHG Protocol).
- Mettre à jour les politiques et plans d’action, notamment sur l’eau ou la déforestation si requis par le secteur.
- Mesurer l’amélioration dans le temps, en respectant le cycle annuel du reporting CDP (soumission en septembre).
Le suivi annuel du score permet d’évaluer la progression de maturité et de démontrer la cohérence de la trajectoire ESG auprès des investisseurs et clients.
Limites et biais à connaître dans un benchmark CDP
Un benchmark CDP reste une analyse déclarative : ni le CDP ni ses partenaires ne vérifient officiellement les informations transmises, la qualité des données dépend donc de la rigueur de chaque organisation.
Les différences de secteur, de périmètre ou de méthodologie locale peuvent aussi fausser les comparaisons si elles ne sont pas normalisées.
Pour limiter ces biais :
- S’appuyer sur les méthodologies CDP et ISSB pour standardiser la lecture.
- Combiner les résultats CDP à d’autres cadres de reporting (CSRD, EcoVadis, ISO 14001).
- Croiser les scores avec des indicateurs internes (intensité carbone, ratio énergie/CA, taux de fournisseurs engagés).
Cette triangulation renforce la crédibilité du benchmark et la pertinence des décisions stratégiques qui en découlent.
Benchmark CDP : ce qu’il faut retenir
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