Comprendre le CDP dans le contexte banque et assurance
Le CDP (Carbon Disclosure Project) est une initiative internationale qui collecte et évalue chaque année les données environnementales des organisations sur trois thèmes : Climat, Eau et Forêts. Pour les acteurs des services financiers, répondre au CDP revient à publier un diagnostic structuré de leur exposition aux risques climatiques et de leurs stratégies de réduction d'impact.
La logique est différente de celle d'un industriel. Une banque ou un assureur émet peu en direct, mais finance ou couvre des secteurs à fortes émissions. C'est précisément ce que le CDP cherche à mesurer : les risques climatiques portés par le portefeuille d'activités, pas seulement les émissions des bureaux et data centers.
Pourquoi les banques et assurances répondent au CDP
Les acteurs des services financiers répondent au CDP sous plusieurs types de pression. Les investisseurs institutionnels (fonds de pension, asset managers) demandent de plus en plus à leurs participations de publier leurs données climatiques via CDP, pour évaluer les risques de leur portefeuille.
Les régulateurs financiers européens poussent dans le même sens, avec la taxonomie européenne, le SFDR ou les stress tests climatiques de la BCE.
Enfin, certains acteurs choisissent une démarche proactive, comme l'illustre le cas d'Adenes plus bas : répondre au CDP sans y être formellement obligé, pour se différencier et anticiper des exigences futures.
D'autres déclencheurs viennent compléter ce tableau :
- Les exigences croissantes des grandes entreprises clientes qui intègrent des critères climatiques dans leurs processus de sélection de partenaires financiers.
- La pression des agences de notation ESG et des indices responsables.
- L'alignement avec la CSRD pour les acteurs soumis à ses obligations de reporting.
Les exigences CDP : ce qui est évalué pour les services financiers
1. Émissions directes et indirectes
Les scopes 1 et 2 couvrent les émissions opérationnelles : bâtiments, déplacements, consommation d'énergie. Pour les services financiers, ces postes sont relativement limités comparés à l'industrie.
Le vrai enjeu est le Scope 3, et plus précisément les émissions financées (financed emissions) : les émissions induites par les crédits accordés, les investissements réalisés ou les polices d'assurance souscrites dans des secteurs carbonés. Le CDP intègre le reporting de ces émissions selon le standard PCAF (Partnership for Carbon Accounting Financials).
2. Risques et opportunités climatiques
Le CDP évalue la robustesse de l'analyse de risques climatiques : risques physiques (inondations, sécheresse, événements extrêmes affectant les actifs assurés ou financés) et risques de transition (évolution réglementaire, dépréciation d'actifs carbonés). Les assureurs sont particulièrement exposés aux premiers.
3. Gouvernance et stratégie climatique
Le questionnaire évalue si la gouvernance est à la hauteur : implication du conseil d'administration, existence d'objectifs de réduction alignés sur les Science Based Targets, intégration du risque climatique dans les décisions de crédit ou de souscription.
Cas client : Adenes réussit son premier CDP en 1 mois avec un score B
Le Groupe Adenes, acteur européen de la gestion des risques dans les services financiers (3 800 collaborateurs), illustre parfaitement la démarche proactive que peuvent adopter les entreprises du secteur.
Sans aucun historique CDP et avec un délai d'un mois seulement, Adenes a structuré et soumis l'intégralité du questionnaire avec l'accompagnement de Ditto. Résultat : un score B dès la première tentative, là où la plupart des entreprises commencent à C ou D.
Les trois clés de ce résultat :
- Priorisation stratégique : identifier les questions à fort impact sur le score, sans se perdre dans les 200+ questions du questionnaire.
- Valorisation de l'existant : structurer et documenter les actions climatiques déjà en place, dans le format attendu par les évaluateurs CDP.
- Centralisation des données : utiliser la plateforme Ditto pour agréger documents, preuves et réponses en un seul endroit.
"C'était notre première réponse au CDP et nous avons obtenu une note B. L'accompagnement Ditto nous a permis de structurer le questionnaire et de le compléter rapidement (1 mois). Je n'aurais pas pu le faire sans leur aide."
— Pablo Dion, Chargé de projet RSE, Groupe Adenes
Bonnes pratiques pour réussir sa déclaration CDP
1. Commencer par les émissions financées
Pour une banque ou un assureur, c'est le chantier le plus structurant. Adopter le standard PCAF pour calculer les émissions du portefeuille de crédits ou d'actifs sous gestion est une étape incontournable pour viser un score solide.
2. Impliquer les équipes risques et investissements
La préparation CDP dans les services financiers ne peut pas rester dans le seul département RSE. Les directions des risques, des investissements et de la conformité doivent être associées, car ce sont elles qui détiennent les données sur les expositions sectorielles.
3. Anticiper sur 2 à 6 mois
Une première réponse CDP sans historique prend en général entre 3 et 6 mois. Avec un accompagnement structuré, ce délai peut être ramené à 1 mois, comme le démontre l'expérience d'Adenes.
4. Créer des synergies avec les autres référentiels
Les données collectées pour le CDP peuvent alimenter d'autres obligations : taxonomie européenne, SFDR, reporting CSRD. Une plateforme ESG centralisée évite de re-collecter les mêmes informations plusieurs fois pour des référentiels différents.
CDP pour les banques et assurances — Ce qu'il faut retenir
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