Comprendre le fonctionnement du CDP avant de rédiger ses réponses
Le CDP (Carbon Disclosure Project) évalue les entreprises sur leur gestion des impacts environnementaux – climat, eau et forêts – à travers un questionnaire standardisé, adapté selon la taille et le secteur. Les réponses sont notées de D à A, selon un modèle de maturité progressive.
Cette notation repose sur une logique pyramidale : une entreprise ne peut accéder à un niveau supérieur que si les exigences du niveau précédent sont intégralement couvertes. La première attente du CDP n’est donc pas l’excellence, mais la transparence.
Les niveaux se lisent ainsi :
- Disclosure (D) : l’entreprise répond-elle à toutes les questions ?
- Awareness (C) : comprend-elle ses impacts, risques et opportunités ?
- Management (B) : pilote-t-elle ces enjeux à travers des politiques et des actions concrètes ?
- Leadership (A) : les enjeux environnementaux sont-ils pleinement intégrés à la stratégie globale ?
Répondre au CDP revient donc à démontrer non seulement la connaissance de ses impacts, mais aussi leur analyse structurée et la mise en œuvre d’actions mesurables dans le temps.
Bonnes pratiques pour structurer vos réponses CDP
1. Identifier précisément les données à collecter
Avant même de commencer à répondre, l’enjeu principal consiste à identifier l’ensemble des données nécessaires. Le CDP valorise fortement l’exhaustivité : un angle mort sur une activité, un site ou un scope d’émissions peut suffire à bloquer la progression du score.
Cela implique notamment de disposer d’un bilan GES couvrant les Scopes 1, 2 et 3, d’une vision claire du périmètre organisationnel et d’une analyse structurée des impacts, risques et opportunités. Sans cette base, l’entreprise reste mécaniquement plafonnée aux premiers niveaux de notation.
2. Assurer un reporting solide grâce à la collaboration des équipes
Le CDP n’est pas un exercice isolé porté par la seule fonction RSE. Les données mobilisent la finance, les opérations, les achats, la supply chain et la direction. La qualité des réponses dépend donc directement de la capacité de l’entreprise à organiser une collaboration transverse.
Un reporting crédible repose sur des responsabilités claires, des arbitrages validés et une relecture interne permettant de détecter les incohérences entre les différentes sections du questionnaire.
3. Centraliser les données dans un reporting clair et harmonisé
Une fois collectées, les informations doivent être structurées et traçables. Le CDP attend des entreprises qu’elles soient capables de démontrer un suivi régulier des indicateurs et une cohérence entre politiques, actions et résultats.
Centraliser les données dans des fichiers de reporting clairs ou dans une plateforme unique permet non seulement de fiabiliser les chiffres, mais aussi de faciliter les mises à jour annuelles et la réutilisation des informations dans d’autres cadres ESG.
4. Rédiger des réponses claires et strictement alignées sur le barème CDP
Chaque question du CDP est associée à des critères de notation précis. Les réponses doivent être factuelles, chiffrées et directement exploitables par les analystes. Les formulations vagues ou déclaratives, sans indicateurs ni échéances, sont peu valorisées.
Exemples de réponses typiques pour les principales sections du questionnaire CDP
Gouvernance climatique et stratégie
Une bonne réponse commence par préciser la place de la gouvernance climatique dans les organes décisionnels.
Exemple type :
- Le conseil d’administration examine les enjeux climatiques au moins une fois par an.
- Un comité RSE est chargé de la supervision des objectifs de réduction des émissions.
- Les résultats d’émissions (Scopes 1 et 2) sont intégrés aux indicateurs de performance de la direction.
Gestion des émissions de gaz à effet de serre
L’entreprise doit démontrer la maîtrise de ses émissions et la précision des données utilisées.
Exemple type :
- Utilisation du GHG Protocol pour la comptabilisation des émissions.
- Suivi annuel des Scopes 1, 2 et 3, vérifiés par un prestataire externe.
- Objectif de réduction aligné sur la trajectoire SBTi (Science Based Targets initiative).
Ces éléments permettent de valider le niveau Management (B), clé pour progresser vers un A.
Risques et opportunités liés au climat
Le CDP attend une analyse complète des Impacts, Risques et Opportunités (IRO).
Exemple type :
- Identification de risques physiques (inondations) et de transition (hausse du prix du carbone).
- Plans de résilience intégrés au plan stratégique 2025–2030.
- Opportunités : diversification vers des produits bas carbone et développement de partenariats durables.
Comment améliorer son score CDP à partir des résultats obtenus
Le CDP publie les scores des entreprises de D à A, qui servent à la fois de référence sectorielle et de véritable outil de pilotage de la performance environnementale. Cette notation permet d’identifier précisément le niveau de maturité atteint et les leviers de progression associés.
La logique de progression est claire :
- D → C : l’enjeu principal est la transparence. Il s’agit de répondre à l’ensemble des questions et de mieux cartographier les impacts, risques et opportunités environnementaux.
- C → B : l’entreprise doit démontrer qu’elle agit concrètement, à travers des plans d’action structurés, des objectifs chiffrés et un suivi opérationnel des émissions.
- B → A : la performance repose sur l’intégration stratégique des enjeux environnementaux, une gouvernance solide et une cohérence forte entre stratégie, actions et résultats.
Un point clé souvent sous-estimé explique pourquoi de nombreuses entreprises restent bloquées à D : le CDP fonctionne selon une logique de plafond de verre.
Tant que toutes les questions d’un niveau ne sont pas renseignées, même partiellement, il est impossible d’accéder au niveau supérieur. La première chose valorisée par le CDP n’est donc pas l’ambition, mais bien la complétude et la cohérence des réponses.
Une fois ce seuil franchi, l’analyse détaillée des résultats devient un levier puissant d’amélioration continue. Examiner précisément où les points ont été perdus – via la grille de notation publique ou un outil comme la plateforme Ditto – permet d’identifier des actions très concrètes : renforcer la collecte du Scope 3, affiner les plans de transition climatique, ou encore structurer davantage l’engagement de la chaîne d’approvisionnement.
Astuce pour faciliter la collecte de données CDP
Le CDP ne se construit presque jamais à partir de zéro. Les entreprises ayant déjà travaillé sur d’autres référentiels – EcoVadis, ISO 14001 ou CSRD – disposent souvent de politiques, de plans d’action et de données directement réutilisables.
Centraliser ces éléments et les structurer dans une démarche cohérente permet de réduire fortement l’effort de reporting. C’est précisément l’intérêt d’une plateforme comme Ditto, qui combine centralisation des données, expertise méthodologique et accompagnement humain pour simplifier durablement la conformité ESG.
Exemples CDP – Ce qu’il faut retenir
Bon à savoir : Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit, sed do eiusmod tempor incididunt ut labore et dolore magna aliqua. Ut enim ad minim veniam, quis nostrud exercitation ullamco laboris nisi ut aliquip ex ea commodo consequat. Duis aute irure dolor in reprehenderit in voluptate velit esse cillum dolore eu fugiat nulla pariatur.

