Dans cet article, nous détaillons le coût réel d’une démarche CDP, les facteurs qui l’influencent et les leviers pour optimiser l’investissement sans compromettre le score.
Comprendre la structure des coûts d’une démarche CDP
Le CDP (Carbon Disclosure Project) ne fonctionne pas comme une certification payante classique.
Il n’existe pas de frais d’inscription ou de soumission obligatoires pour les entreprises évaluées.
En revanche, le CDP implique des coûts indirects significatifs, principalement liés à :
- la collecte et la structuration des données,
- la coordination des équipes internes,
- la rédaction et le formalisme des réponses,
- la validation et la cohérence globale du reporting.
Les principaux postes de coûts d’une démarche CDP
1. Collecte et préparation des données
Le premier poste de coût est presque toujours le temps passé à collecter et consolider l’information :
- politiques environnementales existantes,
- données d’émissions de GES (scopes 1, 2 et souvent 3),
- analyse des risques, opportunités et impacts (IRO),
- plans d’action et objectifs de réduction.
À noter : ce poste de coût est à multiplier par le nombre de thématiques répondues par l'entreprise (Climate, Water, Forest, Plastic, Biodiversity).
Par ailleurs, gardez en tête que lorsque les données sont dispersées, peu formalisées ou hétérogènes, le temps de préparation augmente fortement.
2. Mobilisation interservices
Le CDP est rarement porté par une seule personne.
Il implique généralement :
- les équipes environnement / RSE,
- la direction,
- les équipes finance,
- parfois les achats, les opérations ou les fournisseurs.
Le coût humain augmente avec la taille de l’organisation et la complexité du périmètre, notamment dès que le scope 3 est inclus.
3. Rédaction et traduction du questionnaire
Le CDP évalue le contenu et le formalisme des réponses, pas uniquement les données brutes.
- les réponses doivent être structurées,
- alignées avec la terminologie CDP,
- cohérentes entre les différentes sections.
De plus, le questionnaire est soumis en anglais, espagnol, portugais ou chinois.
Pour de nombreuses entreprises francophones, cela implique un travail de reformulation et de traduction spécialisée, souvent sous-estimé.
4. Assurance qualité et contrôle de cohérence
Le CDP ne vérifie pas les données transmises.
La responsabilité de leur fiabilité repose entièrement sur l’entreprise.
Un travail de contrôle est donc indispensable pour :
- éviter les incohérences internes,
- sécuriser les preuves citées,
- limiter les pertes de points liées à des réponses incomplètes ou mal orientées.
Combien coûte concrètement une démarche CDP ?
Le coût d’une démarche CDP dépend moins du CDP lui-même que de votre situation de départ et du niveau de score attendu.
Ordres de grandeur par situation
- PME – première évaluation, sans pression client immédiate
→ coût principalement en temps interne (plusieurs dizaines de jours cumulés)
- PME / ETI – première évaluation avec exigences client (score B attendu)
→ coût élevé si réalisé seul (temps + risque), souvent optimisé via un accompagnement méthodologique
- Entreprise déjà notée – objectif maintien ou amélioration du score
→ coût concentré sur le formalisme, la rapidité et la cohérence
- Entreprise visant un score A / A-list
→ démarche structurante, similaire à un projet ESG à part entière, avec gouvernance, trajectoire et plan de transition formalisés
Le principal facteur de coût n’est pas la taille de l’entreprise, mais la pression sur le score et l'état de la collecte de données.
Les facteurs qui influencent le coût final
Démarche CDP en interne ou accompagnée : quel impact sur les coûts ?
Option 1 – Gestion 100 % interne
Avantages :
- maîtrise complète du contenu,
- coût financier direct limité.
Limites :
- forte charge opérationnelle,
- risque d’erreurs de formalisme,
- difficulté à comprendre les subtilités du scoring.
Cette option est viable uniquement sans pression forte sur le score ou dans le cas d’une démarche déjà structurée après plusieurs années de soumission.
Option 2 – Démarche accompagnée
Avantages :
- gain de temps significatif,
- meilleure compréhension du scoring,
- sécurisation des points réellement scorants.
Limites :
- coût financier additionnel,
- nécessité d’une coordination interne.
Plus le score attendu est élevé, plus l’accompagnement devient rentable par rapport au risque.
Le vrai coût du CDP : le coût d’opportunité
Le coût du CDP ne se limite pas au temps passé.
Un score insuffisant ou mal valorisé peut :
- compliquer un appel d’offres,
- retarder une décision client,
- fragiliser une relation avec un donneur d’ordre.
Le coût d’une mauvaise réponse est souvent supérieur au coût d’une bonne préparation.
Réduire les coûts et maximiser le ROI d’une démarche CDP
Les leviers les plus efficaces sont :
- Centraliser les documents et preuves dès le départ,
- Anticiper le CDP plusieurs mois à l’avance,
- Réutiliser les données pour EcoVadis, CSRD et autres cadres de référence,
- Outiller la structuration des réponses pour limiter les tâches répétitives.
Coût du CDP : ce qu’il faut retenir
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