Ce guide vous aide à comprendre pourquoi le CDP concerne de plus en plus les PME/ETI, ce que cela implique concrètement, et comment s’y préparer sans mobiliser des ressources démesurées.
Qu’est-ce que le CDP et pourquoi les PME/ETI doivent-elles s’y intéresser ?
Le CDP (Carbon Disclosure Project) est une organisation internationale à but non lucratif qui propose un système mondial de divulgation et d’évaluation des performances environnementales. Son questionnaire couvre plusieurs thématiques : le changement climatique, l’eau, la déforestation et, selon les cas, la biodiversité et les déchets plastiques.
Sa fonction est double :
- fournir aux investisseurs et donneurs d’ordre des informations comparables sur les risques et la maturité environnementale des entreprises ;
- offrir aux organisations un cadre structuré pour mesurer, piloter et formaliser leur démarche.
Pour une PME ou une ETI, s’engager dans le CDP est souvent déclenché par une réalité très concrète : une demande d’un client, d’un partenaire ou d’un donneur d’ordre. Le CDP devient alors un sésame de crédibilité dans une chaîne de valeur où la transparence environnementale est de plus en plus attendue.
Les bénéfices concrets du CDP pour les PME et ETI
1. Répondre aux attentes clients et sécuriser l’accès aux appels d’offres
Pour de nombreuses PME/ETI, le CDP devient un pré-requis implicite ou explicite dans la relation commerciale avec de grands comptes : intégration supply chain, évaluation fournisseurs, appels d’offres internationaux.
Un reporting CDP structuré permet de :
- répondre plus vite aux demandes RSE des clients,
- renforcer la crédibilité de votre chaîne de valeur,
- réduire le risque d’exclusion d’un appel d’offres pour manque de transparence.
2. Accès facilité aux financements responsables
Un bon score CDP reflète une gestion proactive des risques climatiques et une capacité à piloter les données. Cela peut renforcer la confiance :
- d’investisseurs à impact,
- de banques et partenaires financiers,
- d’acteurs qui conditionnent certains financements à des critères ESG.
3. Réduction des risques réglementaires
En structurant vos données environnementales selon des standards reconnus, vous anticipez des exigences comme la CSRD, la taxonomie ou les référentiels associés (dont ESRS E1, E3 et E5).
La démarche CDP aide à :
- identifier les “gaps” de données,
- formaliser les politiques attendues,
- construire une gouvernance et un suivi des indicateurs plus robustes.
4. Image, différenciation et crédibilité
Répondre au CDP envoie un signal clair : votre entreprise prend le sujet au sérieux, avec une approche structurée. C’est un levier de différenciation auprès :
- des clients et prospects,
- de partenaires industriels,
- de collaborateurs (attractivité, engagement).
Niveau d’exigence et méthodologie du CDP
Un modèle progressif… mais exigeant sur la méthode
Le CDP fonctionne selon une logique de maturité. Chaque niveau suppose d’avoir validé les attentes du niveau précédent.
Point clé pour les PME/ETI : le CDP est déclaratif. Ce qui est jugé, c’est la qualité, la cohérence et le niveau de formalisme des réponses, plus que la “belle documentation” jointe.
Comment les PME/ETI peuvent-elles s’engager avec des ressources limitées ?
Même sans équipe ESG dédiée, il existe des leviers concrets pour rendre l’exercice gérable.
- Format "SME" : le CDP propose un questionnaire plus concis pour les PME/ETI, centré sur l’essentiel, seulement 80 questions.
- Anticipation : démarrer tôt est le meilleur levier de gain de temps (collecte, consolidation, validation).
- Centralisation minimum viable : regrouper au même endroit les politiques, KPIs, plans d’action et méthodes évite de perdre du temps en aller-retour.
- Contrôle qualité : comme le CDP ne vérifie pas les données, une revue interne (ou externe) avant soumission est clé.
- Appui ponctuel : certaines entreprises choisissent un accompagnement ciblé (méthode, scoring, relecture, structuration), plutôt qu’un accompagnement complet.
Comment améliorer son score CDP : priorités et bonnes pratiques
Étapes clés de progression
- Analyse des risques, impacts et opportunités (IRO)
- Stratégie et objectifs (chiffrés, datés, cohérents)
- Pilotage des bons indicateurs (fiables, traçables, comparables)
- Formalisation des politiques et de la gouvernance
- Plan d’action priorisé et piloté
- Réponses claires, cohérentes et complètes
- Analyse des résultats pour préparer le cycle suivant
Bonnes pratiques
- s’aligner sur des méthodologies reconnues (ex. GHG Protocol, SBTi) ;
- éviter les réponses génériques : le CDP valorise la précision ;
- assurer la cohérence entre sections (objectifs, actions, gouvernance, KPIs) ;
- organiser une validation interne pluridisciplinaire avant soumission.
Intégration du CDP dans une stratégie ESG globale
Le CDP ne se limite pas à un exercice de reporting : c’est un cadre structurant qui peut renforcer la maturité ESG.
- Cohérence : CDP peut servir de socle environnemental, notamment sur climat / eau / forêts.
- Réutilisation : données, objectifs et gouvernance peuvent alimenter d’autres exigences (clients, audits, CSRD).
- Effet “maturité” : l’exercice force à clarifier les responsabilités, les indicateurs, la méthode et le plan d’action.
CDP pour les PME et ETI – Ce qu’il faut retenir
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