La nouvelle taxe européenne freine les petits colis extra-européens
• L’Union européenne a instauré un nouveau prélèvement de 2 € par petit colis de moins de 150 € provenant de sites non européens, comme Shein, Temu et AliExpress, s’ajoutant à une taxe douanière de 3 € déjà prévue à partir du 1er juillet 2026.
• En France, l’application anticipée de cette taxe a été associée à une forte baisse des visites (−42 % pour Shein en juillet) et à une diminution de la valeur des ventes de 25 % en septembre.
• Ce dispositif vise à freiner l’import massif de petits colis extra-européens, illustrant un tournant réglementaire d’envergure pour le e-commerce international.
Source : Reporterre – « Shein, Temu, AliExpress : une nouvelle taxe de 2 euros sur les petits colis »
Coup d’arrêt inattendu aux programmes d’aide à la rénovation énergétique
• Le gouvernement français a acté la fin en 2027 de cinq programmes d’aide à la rénovation énergétique des logements et des bâtiments publics, dont le programme ACTEE, ainsi que d’une initiative en faveur des mobilités durables, sans communication préalable détaillée aux opérateurs concernés.
• Cette mesure a suscité l’incompréhension et la préoccupation de responsables comme Guillaume Perrin et Olympio Kyprianou-Perrimond, mettant en avant l’efficacité reconnue de ces dispositifs et leur rôle auprès des populations précaires.
• L’arrêt de ces soutiens publics intervient sans information sur d’éventuels dispositifs de remplacement, modifiant en profondeur l’appui institutionnel à la transition énergétique et sociale.
Source : Le Monde – « Le gouvernement met fin à cinq programmes d’aide à la rénovation énergétique des logements et des bâtiments publics »
Le PIB sous tension face à la valeur cachée des enjeux climatiques
• Le PIB a historiquement mesuré l’activité économique sans intégrer ni la dégradation du capital naturel ni la valeur des ressources gratuites fournies par l’environnement, cantonnant ainsi l’évaluation de la performance à la production brute.
• Cette approche a limité la prise en compte des enjeux environnementaux dans les décisions économiques, renforçant un paradoxe pour les entreprises et la société confrontées à la transition écologique.
• Des initiatives telles que l’intégration de la « valeur de l’action pour le climat » et l’ajustement du produit intérieur net par l’INSEE entendent réformer les indicateurs officiels pour prendre en compte l’empreinte environnementale et orienter durablement l’investissement public.
Source : Le Monde – « Économie et environnement : « Il faut donner une valeur à ce qui n’a pas de prix pour éclairer nos choix collectifs » »
Octobre Colère : quand le cancer défie l’industrie agricole
• Le collectif Cancer Colère a transformé la campagne nationale de sensibilisation au cancer du sein « Octobre rose » en « Octobre Colère », liant la maladie aux politiques agricoles et à l’usage des pesticides.
• Cette initiative, portée par Fleur Breteau, a conduit à l’organisation d’une manifestation contre Syngenta et l’agrochimie dès le 3 octobre 2026, tout en dénonçant le « pinkwashing » de la FNSEA.
• Cancer Colère réclame un plan d’urgence intégral incluant la prise en charge totale des frais liés au cancer et l’adoption de mesures pour évoluer vers une transformation systémique des politiques de santé et d’agriculture.
Source : Reporterre – « Octobre rose devient « Octobre Colère » »
Bank of America, Eurazeo et la SMI lancent un fonds biodiversité
• Bank of America, la Sustainable Markets Initiative (SMI) et Eurazeo ont lancé conjointement le fonds Lighthouse Initiative, doté de 40 millions de dollars pour financer des projets de restauration de la nature et de protection de la biodiversité, avec Bank of America et Eurazeo comme investisseurs principaux.
• Ce nouveau véhicule cible la transition durable de secteurs variés et l’adoption de technologies permettant d’évaluer les résultats en matière de biodiversité.
• L’initiative poursuit une transformation réglementaire et environnementale ambitieuse, alignée sur les objectifs du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal, avec l’intention de renforcer le rôle du secteur privé dans la préservation globale des écosystèmes.
Source : ESG Today – “BofA, SMI, Eurazeo Launch New Biodiversity Solutions Fund”
L’ANSES face à la pression politique de l’agro-industrie
• L’ANSES, chargée de l’évaluation des pesticides, a été contrainte par le ministère de l’Agriculture d’examiner en deux mois le dossier du flupyradifurone, pesticide interdit, sous la pression de l’agro-industrie soutenue par la loi Duplomb et un décret du 8 juillet 2025.
• Cette intervention a exposé l’agence à des injonctions politiques inédites, affaiblissant son indépendance scientifique au profit d’intérêts économiques.
• Le dispositif légal en place a ainsi permis à l’exécutif de prioriser près de la moitié des demandes d’autorisation de pesticides, bouleversant les équilibres de gouvernance sanitaire.
Source : Le Monde – « Pesticides : « Il est urgent de renverser le rapport de force asymétrique avec les fabricants » »
COP17 à Erevan : hésitations et débats tendus sur la biodiversité
• Réunissant près de 200 États à Erevan, la COP17 sur la biodiversité s’est conclue par l’adoption de deux textes majeurs sur l’examen des avancées de l’accord de Kunming-Montréal et la mobilisation de ressources financières, malgré des débats prolongés sur les subventions nuisibles et le rôle des pays émergents comme donateurs.
• Les discussions ont mis en lumière des défis persistants pour les entreprises et la gouvernance internationale, notamment sur la contribution au fonds onusien et la fiabilité des bases scientifiques.
• L’objectif reste d’accélérer les efforts mondiaux d’ici 2030 pour enrayer la perte de biodiversité, dans un contexte financier complexe et marqué par des tensions politiques.
Source : Le Monde – « À la COP17 d’Erevan, malgré les divergences, les États s’entendent sur des textes pour tenter de protéger la nature »
Le label énergie des data centers, entre transparence et greenwashing
• L’Union européenne a présenté le 21 septembre 2026 un système d’étiquetage énergétique, attribuant une note de A à G aux data centers d’ici mi-2027 selon leur efficacité énergétique (PUE) et hydrique (WUE), sur la base de données fournies par les exploitants, en maintenant la confidentialité sur leurs consommations.
• Plusieurs ONG, experts et eurodéputés ont contesté l’initiative, dénonçant un risque de greenwashing, le manque d’indicateurs sur les gaz à effet de serre et une protection du secret industriel influencée par des acteurs du numérique.
• Ce dispositif vise, au plan européen, à harmoniser les pratiques et à guider politiques publiques et achats vers une transition plus durable dans un secteur en forte expansion.
Source : Reporterre – « Une étiquette énergie pour les data centers ? Les ONG dénoncent du greenwashing et l’influence des géants du numérique »
Huile de palme : quinze multinationales accusées de déforestation en Indonésie
• Le 3 novembre 2026, trois ONG indonésiennes ont accusé quinze multinationales, dont Nestlé, Unilever et Ferrero, de s’être approvisionnées en huile de palme issue de plantations en Kalimantan central ayant potentiellement violé la loi, avec des impacts sur les forêts, les communautés locales et les tourbières protégées.
• Cette situation souligne la pression croissante sur les entreprises pour garantir la traçabilité et la conformité de leur chaîne d’approvisionnement.
• Le nouveau règlement européen interdisant la commercialisation de produits liés à la déforestation vise à renforcer la responsabilité environnementale et sociale à l’échelle internationale.
Source : Reporterre – « Nestlé, Ferrero, L’Oréal… 15 groupes accusés d’utiliser de l’huile de palme issue de la déforestation »
La Commission européenne renonce à la directive Green Claims
• La Commission européenne a officiellement retiré la directive Green Claims, qui visait à protéger les consommateurs contre les allégations environnementales trompeuses en exigeant leur vérification scientifique et l’encadrement des labels privés.
• Ce retrait a mis un terme à un parcours législatif amorcé en mars 2023, motivé par l’incapacité du Conseil de l’UE à s’accorder sur un mandat de négociation et par des craintes d’alourdir la charge des entreprises, en particulier des petites structures.
• Cette décision marque une étape dans l’évolution de la réglementation européenne en matière de transparence environnementale, alors qu’aucune alternative immédiate n’a été annoncée.
Source : ESG Today – “EU Commission Scraps Green Claims Directive”

