IA et métiers de la RSE : les juniors en première ligne, selon le baromètre Ditto
• Novethic a ouvert une série sur l’impact de l’IA sur les métiers de la durabilité en s’appuyant sur le baromètre IA × RSE de Ditto publié en septembre : 66 % des professionnels RSE utilisaient l’IA au moins une fois par semaine (dont 33 % chaque jour) et 57 % disaient économiser au moins deux heures hebdomadaires.
• L’IA restait surtout cantonnée à la rédaction et à la synthèse, moins de 15 % des professionnels l’utilisant pour la collecte de données, l’évaluation des risques ou les questionnaires de notation ESG, mais 75 % contrôlaient systématiquement ses productions, les craintes de greenwashing (58 %), de confidentialité des données (57 %) et d’hallucinations (42 %) restant fortes.
• En prenant en charge les tâches des nouveaux entrants, l’IA a déjà fait reculer les offres d’emploi juniors en durabilité, ce qui a fait craindre aux professionnels interrogés une pénurie de futurs experts privés des expériences formatrices (données, analyses de matérialité, évaluation des risques) nécessaires pour porter la RSE dans les entreprises demain.
Source : Novethic – « IA : les métiers de la RSE bouleversés, les juniors en première ligne (1/3) »
L’industrialisation des océans face à un cadre légal sous tension
• Guillaume Pitron a mené pendant trois ans une enquête sur l’industrialisation rapide des océans, qui a vu l’économie bleue s’imposer comme un secteur vital englobant métaux, gaz, aquaculture et nouvelles ressources marines.
• Cette transformation soulève des enjeux majeurs (surexploitation du phytoplancton en Antarctique, extraction accrue d’hydrocarbures), alors que le cadre de la convention de Montego Bay paraît de plus en plus contraint face aux ambitions commerciales et stratégiques.
• L’émergence de l’« empreinte océan » et la perspective d’un monde où la consommation de ressources doublerait d’ici 2060 illustrent l’ampleur du changement engagé, tandis que la transition écologique et numérique reste un défi complexe à appréhender.
Source : Novethic – « Guillaume Pitron : « Nous ne sommes qu’aux prémices de l’industrialisation des océans » »
Google défié par les alternatives pour une souveraineté numérique européenne
• Google a conservé près de 90 % des parts de marché mondial des recherches internet, en s’appuyant sur un algorithme performant mais critiqué pour la qualité de ses résultats et sa collecte intensive de données personnelles à des fins publicitaires.
• Cette concentration a accentué les risques pour la vie privée et renforcé des phénomènes de bulle de filtre, tandis que peu de moteurs disposent d’un index web indépendant.
• Des alternatives telles que Qwant, DuckDuckGo, Startpage, Brave Search, Ecosia ou Lilo ont proposé des modèles distincts pour soutenir la confidentialité, l’engagement environnemental ou la souveraineté numérique européenne.
Source : Vert le média – « DuckDuckGo, Qwant, Ecosia… Quel moteur de recherche choisir pour sortir de la dépendance à Google ? »
Cancer du sein en France : l’aveuglement aux risques environnementaux et professionnels
• La France a enregistré une hausse persistante de l’incidence du cancer du sein, avec environ 61 000 nouveaux cas annuels, notamment une augmentation marquée chez les femmes jeunes et des formes plus agressives comme les cancers triples négatifs.
• Marc Billaud a souligné que les expositions environnementales (pesticides, pollution, travail de nuit) et professionnelles restent sous-évaluées dans les politiques de prévention, les autorités privilégiant une approche centrée sur la responsabilité individuelle et le dépistage.
• Il a plaidé pour une transformation majeure des politiques de santé publique, mettant l’accent sur la prévention primaire visant à réduire collectivement les expositions à risque.
Source : Vert le média – « Marc Billaud, chercheur en cancérologie : « En France, la prévention du cancer du sein repose sur les comportements individuels » »
L’exposition maternelle aux perturbateurs endocriniens liée à un recul du QI des enfants
• Une étude menée par l’INSERM, le CNRS, le CHU de Grenoble et l’université de Grenade a suivi 380 femmes enceintes et montré que l’exposition accrue aux phtalates et bisphénols, présents dans des produits courants, était associée à une diminution du QI des enfants à 3 ans.
• Cette exposition représente un enjeu de santé publique.
• La chercheuse Claire Philippat a souligné l’importance de réglementations globales pour réduire l’impact de ces polluants sur la société.
Source : Reporterre – « Grossesse : les perturbateurs endocriniens pourraient faire baisser le QI des enfants »
Plus de 800 entreprises s’engagent à publier selon les recommandations TNFD pour la nature
• Plus de 800 entreprises et institutions financières de 57 pays se sont engagées à publier des rapports alignés sur les recommandations de la TNFD, visant à mieux évaluer et divulguer les dépendances, impacts, risques et opportunités liés à la nature.
• Cette progression de 14 % des adhésions a concerné des acteurs majeurs gérant plus de 26 000 milliards de dollars d’actifs et s’est accompagnée d’un renforcement des standards de reporting environnemental au niveau international.
• La publication des dernières recommandations et de la guidance LEAP 2.0 a clos les travaux techniques de la TNFD, qui se recentre sur l’appui à la normalisation : déclaration de pratique de l’ISSB sur la nature à venir et transformation de l’approche LEAP en norme ISO, approuvée en septembre.
Source : ESG Today – « Over 800 Companies Commit to TNFD-Aligned Nature Reporting Ahead of New ISSB, ISO Standards »
COP17 : un bilan mitigé pour la biodiversité mondiale
• La 17e Conférence des Parties (COP17) sur la biodiversité s’est ouverte à Erevan le 19 octobre 2026, réunissant 196 États membres de la Convention sur la biodiversité afin d’évaluer les avancées relatives au Cadre mondial de Kunming-Montréal adopté en 2022.
• Face à la dégradation généralisée des populations animales et végétales, les entreprises et la société sont confrontées à l’enjeu de respecter 23 objectifs, tels que protéger 30 % des terres et des mers ou réduire les subventions nuisibles à la biodiversité.
• À mi-parcours de la période fixée à 2030, un bilan contrasté laisse planer l’incertitude sur la capacité à endiguer la crise systémique de la biodiversité à l’échelle mondiale.
Source : Le Monde – « COP17 d’Erevan : face à l’effondrement de la biodiversité, des efforts « inégaux et insuffisants » de l’humanité »
Le défi de la filière SAF malgré les succès en Europe
• L’Union européenne a dépassé ses objectifs 2025 d’incorporation de carburants d’aviation durables (SAF), marquant une avancée dans la réduction de l’empreinte environnementale du secteur aérien.
• Cependant, la chaîne d’approvisionnement de ces carburants est demeurée vulnérable, tandis que des incertitudes persistent concernant le développement et la montée en échelle des carburants synthétiques.
• Ces défis et les alertes des chercheurs sur les impacts environnementaux rappellent que la transformation souhaitée vers une aviation plus durable présente encore de nombreux risques systémiques à maîtriser.
Source : Novethic – « Carburants d’aviation durable : décollage réussi, de fortes turbulences à venir »
Les banques européennes épinglées sur le financement du charbon métallurgique
• Selon un rapport de l’ONG Reclaim Finance paru le 21 octobre 2026, les principales banques européennes ont réduit leur exposition au charbon thermique mais ont rarement appliqué ces restrictions au charbon métallurgique destiné à la production d’acier.
• Cette différence de traitement soulève un enjeu majeur pour les entreprises engagées dans la transition énergétique ainsi que pour les acteurs financiers cherchant à aligner leurs pratiques avec leurs engagements climatiques.
• Reclaim Finance a appelé à l’établissement d’un standard unique pour encadrer de façon globale tous les types de financements liés au charbon.
Source : Novethic – « Les grandes banques françaises financent le plus grand hub mondial de charbon métallurgique »
Coca-Cola, Nestlé et Danone s’engagent à revoir leurs allégations environnementales
• Coca-Cola, Nestlé et Danone ont accepté de réviser les mentions environnementales figurant sur leurs bouteilles en plastique suite à une plainte déposée en novembre 2023 par le BEUC et ses membres de treize pays pour allégations trompeuses sur la recyclabilité de leurs produits.
• Cette décision implique le remplacement d’expressions telles que « 100 % recyclable » ou « 100 % recyclé » par des formulations précisant l’exclusion des bouchons et étiquettes ainsi que l’engagement à ne plus utiliser de représentations susceptibles d’induire le consommateur en erreur.
• Les engagements seront surveillés par les autorités nationales de protection des consommateurs, dans la volonté de renforcer la conformité avec la réglementation européenne sur l’information environnementale.
Source : ESG Today – « Coca-Cola, Nestlé, and Danone Agree to Improve Recycling Claims Following EU Greenwashing Complaint »

