La Commission européenne lance un cadre ambitieux pour la résilience climatique
• La Commission européenne a lancé le 27 octobre 2026 son Climate Resilience Framework, articulé autour d’une proposition de loi européenne sur la résilience climatique et de nouveaux outils digitaux pour anticiper et gérer les risques climatiques.
• Ce dispositif vise à ancrer la résilience au changement climatique dans l’ensemble des politiques, appuyer les investissements au moyen de financements publics et privés, et faciliter l’accès aux informations pertinentes pour les entreprises et les États membres.
• La finalité affichée est l’adaptation profonde de l’économie et des infrastructures, avec un plan d’action communautaire prévu tous les cinq ans et un renforcement du suivi des progrès à l’échelle de l’UE.
Source : ESG Today – « EU Commission Launches Climate Resilience Framework »
Le cadre européen d’adaptation climatique critiqué pour son manque d’ambition
• La Commission européenne a présenté en octobre 2026 un projet de règlement visant à imposer aux États membres de l’UE l’élaboration de plans nationaux d’adaptation au changement climatique, avec des objectifs précis de réchauffement à l’horizon 2050 et 2100 et un suivi européen.
• Ce cadre inclut pour la première fois l’obligation de recourir à des solutions fondées sur la nature et prévoit d’intégrer les investissements nécessaires dans le budget global de l’UE.
• Son adoption, encore soumise à l’examen du Parlement européen et du Conseil, suscite des critiques concernant le manque de financements spécifiques et de mesures concrètes pour répondre à l’urgence climatique.
Source : Vert le media – « « Pas en avant » ou « occasion ratée » ? Pour la première fois, l’UE propose un règlement sur l’adaptation au changement climatique »
L’ASNR ouvre la voie à la prolongation des réacteurs nucléaires au-delà de 60 ans
• Les 57 réacteurs nucléaires exploités par EDF, répartis sur 18 centrales et constituant 68 % de l’électricité produite en France en 2025, ont fait l’objet d’une évaluation par l’ASNR concernant leur potentiel fonctionnement au-delà de 60 ans.
• L’ASNR a indiqué n’avoir identifié aucun obstacle, selon l’état actuel des connaissances, à la poursuite de leur exploitation sous réserve que certains leviers techniques soient maîtrisés.
• EDF a néanmoins été appelée à traiter plusieurs questions majeures pour garantir la sûreté lors des futurs examens réglementaires, engageant une transformation réglementaire et industrielle profonde.
Source : Le Monde – « L’Autorité de sûreté nucléaire ne voit pas d’obstacle, pour l’heure, à la poursuite du fonctionnement des réacteurs au-delà de 60 ans »
Gaz lacrymogènes : violences invisibles sur la santé des femmes
• Lors de la mobilisation nationale du 17 octobre 2026, de nombreuses femmes ont signalé via le collectif Lacrymos de Sang des troubles gynécologiques après exposition aux gaz lacrymogènes, tels que saignements inhabituels et douleurs utérines, corroborés par plus de 5 000 réponses à un questionnaire.
• L’absence de recherches et de réponse des autorités françaises a mis en lumière le déficit d’études épidémiologiques sur les effets spécifiques de ces agents chimiques sur la santé reproductive.
• Face à cette carence, chercheurs et militantes ont réclamé des investigations urgentes afin d’évaluer les risques sanitaires et de garantir la sécurité de la population.
Source : Vert le media – « « Ce que j’ai vécu, ce n’est pas normal » : les effets des gaz lacrymogènes sur la santé des femmes largement ignorés »
Le réchauffement du golfe de Gascogne menace la pêche française
• En septembre, la température moyenne de surface du golfe de Gascogne a atteint 20,6 °C, dépassant de 1,6 °C la normale mensuelle de la période 1991-2020, entraînant l’effondrement des captures de bulots dans la Manche et poussant certains pêcheurs à envisager une reconversion.
• Cette perturbation affecte la gestion des pêcheries françaises, ajoutant à la hausse du prix du carburant et rendant les mesures d’urgence actuelles insuffisantes face à l’instabilité des écosystèmes.
• L’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (IFREMER) a relevé que les méthodes de gestion basées sur des conditions environnementales stables étaient de plus en plus critiquées, remettant en question le modèle historique du rendement maximal durable.
Source : Le Monde – « Le réchauffement de l’océan oblige à repenser la gestion des pêches »
Biodiversité et bien-être animal : les bonnes nouvelles de la semaine
• De nouveaux oursons ont été observés dans les Pyrénées, New York a interdit les calèches à Central Park, le Brésil a enregistré son plus faible niveau de déforestation depuis près de quarante ans et la France a annoncé un projet d’interdiction des chalutiers géants près des côtes de la Manche.
• Ces initiatives illustrent des avancées concrètes en faveur de la préservation de la biodiversité et du bien-être animal, soutenues par des mesures réglementaires.
• Ensemble, ces actions témoignent d’une transformation en cours vers une gouvernance environnementale renforcée et des pratiques économiques plus responsables.
Source : Vert le media – « De nouveaux oursons observés dans les Pyrénées, New York interdit les calèches dans Central Park : les bonnes nouvelles de la semaine »
La France en tête des dérogations aux pesticides interdits en Europe
• En 2025 et 2026, la France a délivré plus de 130 puis 150 dérogations temporaires pour l’utilisation de pesticides interdits, se plaçant en tête des pays de l’Union européenne devant l’Allemagne et l’Italie.
• Les enjeux pour les entreprises agricoles résident dans la gestion de la diversité des cultures, l’absence d’alternatives et la pression des risques sanitaires, tandis que des associations ont dénoncé un contournement de l’expertise de l’ANSES.
• Cette tendance croissante, soutenue par des mécanismes européens et encadrée par des mesures restrictives, soulève des interrogations sur la durabilité et la rigueur des politiques réglementaires.
Source : Vert le media – « Exclusif : la France est le pays d’Europe qui autorise le plus de pesticides interdits »
La désinformation climatique, une menace mortelle amplifiée par les intérêts fossiles
• L’OMS a publié le 26 octobre 2026 un rapport documentant comment la désinformation sur le changement climatique, pilotée par les industries des énergies fossiles et leurs alliés, a augmenté l’exposition de la population aux pollutions, catastrophes, maladies et décès, comme l’illustrent les incendies de 2023 au Canada et les résistances à des mesures sanitaires à Londres.
• Cette désinformation a freiné l’adhésion aux politiques environnementales, sapé la confiance envers la science et provoqué la montée des menaces contre des professionnels de santé.
• Les solutions avancées visent une transformation réglementaire et numérique profonde, passant par la régulation des plateformes, l’appui aux médias fiables et la coopération internationale pour endiguer l’influence des mécanismes producteurs de désinformation.
Source : Reporterre – « Comment la désinformation climatique nous tue »
Suppression de cinq aides majeures à la précarité énergétique
• Le gouvernement français a décidé de supprimer, d’ici fin 2026, au moins cinq programmes d’aide contre la précarité énergétique, financés par les CEE et totalisant cent millions d’euros d’appui pour les ménages modestes et les collectivités.
• Cette décision, prise malgré le soutien de plusieurs ministères et au terme d’une réunion interministérielle, a suscité de vives critiques relatives à l’accompagnement des publics les plus fragiles.
• Ce changement de cap marque une transformation de la politique publique, en remplaçant des dispositifs ciblés par de nouveaux mécanismes dont les contours restent à définir.
Source : Reporterre – « L’État supprime cinq programmes de lutte contre la précarité énergétique »
Le coût caché de la virilité au travail menace entreprises et salariés
• Lucile Peytavin, historienne, et Elise Fabing, avocate, ont publié un essai sur la culture de la virilité au travail, analysant ses manifestations comme la compétition excessive, la prise de risques ou le harcèlement, dont les coûts économiques pour les entreprises s’élèvent parfois à des milliards d’euros annuels.
• Ce modèle de comportement, qui impacte négativement la santé mentale, la productivité et renforce les inégalités, touche l’ensemble des salariés, femmes et hommes compris.
• L’introduction d’un « index virilité » vise à permettre aux organisations de mesurer, évaluer économiquement et agir concrètement pour transformer ces normes au bénéfice de tous.
Source : Novethic – « Lucile Peytavin : « Si la virilité au travail rapporte à certains, elle coûte surtout cher aux entreprises » »

